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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 15:56

C'est en prenant connaissance sur RC Groups de la réalisation par un modéliste anglais (Creezy) d'un SSG (Super Simple Gimbal = Cardan super simple) que j'ai décidé de me lancer dans ce type de fabrication simplement en piochant dans ma caisse de modéliste.

Rien de bien compliqué, ni de très coûteux : une plaque d'époxy (ou de contreplaqué de 20 ou 30/10èmes) de 66 x 55 mm, Une autre plaquette assez grande pour fixer tout le bazar au châssis du multicoptère, deux microservos (Hextronic HXT 900), une chute de durite silicone, quelques vis nylon Ø3, un bout de scotch double face et le tour est joué.

Après une grosse demi-heure de travail, l'engin est prêt à être monté sur le X Quad :

Un support de caméra asservi (et pas cher !)
Un support de caméra asservi (et pas cher !)

Rien de bien compliqué du point de vue de la réalisation mécanique.

Pour asservir ce support, il suffit de relier les deux prises des servos aux sorties M7 et M8 de la carte KK 2.0, flashée au préalable avec le firmware 1.6++ que l'on peut télécharger ici.

Reste à configurer la chose dans les menus de la KK 2.0.

Pour info, voici mes réglages de base :

Un support de caméra asservi (et pas cher !)

Passons maintenant aux essais avec une petite vidéo disponible ici en guise d'illustration (comme vous pourrez le constater, je ne suis pas un expert en montage vidéo !).

Étonnant, non ? À noter que le fait que la Möbius soit montée sur un support de mousse ferme et que la transmission se fasse par des durites silicone filtre complètement les vibrations, et que l'image est dénuée de tout effet "jello".

Si le cœur vous en dit...

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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 16:39

Le logiciel interne de la Möbius évolue en permanence, en particulier grâce aux travaux de Tom Franck, et c'est une bonne chose que de le mettre à jour régulièrement (en "flashant" le "firmware").

Deux méthodes pour cela : soit en utilisant un utilitaire de configuration, soit en mettant les mains dans le cambouis pour réaliser une installation "manuelle".

La première méthode est de loin la plus aisée pour le profane et ne demande généralement qu'une poignée de secondes dès lors que l'interface est correctement paramétrée et que l'ordinateur est relié à Internet.

- Tout d'abord il faut télécharger l'utilitaire de configuration adapté à votre système d'exploitation en se connectant à cette adresse ;

- Une fois que le logiciel est installé, connecter la Möbius à l'ordinateur via le cordon USB fourni, puis lancer le logiciel. On obtient la fenêtre suivante :

Mise à jour du firmware de la Möbius ActionCam

- Cliquer alors sur "Tools" pour accéder à la fenêtre suivante :

Mise à jour du firmware de la Möbius ActionCam

- Cocher alors les options de connexion à Internet, puis procéder à une vérification des versions du firmware disponible ("Check"). Cocher la version du firmware à télécharger, puis cliquer sur "Install" :

Mise à jour du firmware de la Möbius ActionCam

Suivre ensuite scrupuleusement les instructions contenues dans la fenêtre suivante :

Mise à jour du firmware de la Möbius ActionCam

1 - Déconnecter la caméra de l'ordinateur et attendre que toutes les LEDs soient éteintes ;

2 - Reconnecter la caméra à l'ordinateur et attendre approximativement 30 secondes au cours desquelles :

- La LED bleue va s'allumer et clignoter pendant environ 20 secondes (téléchargement et flashage du firmware) ;

- Toutes les LEDs vont alors s'éteindre ;

- La LED jaune va s'allumer et éventuellement clignoter ;

- Attendre alors que la caméra soit détectée de nouveau. La fenêtre de flashage se ferme automatiquement.

Le tout n'aura duré qu'une poignée de secondes !

.

.

La deuxième méthode est un peu plus sportive, mais a la faveur des spécialistes :

(le texte qui suit est une traduction "adaptée" des instructions données par Tom Franck sur le fil de RC Groups dédié à la Möbius. Tom Franck recommande en préambule d'utiliser préférentiellement l'utilitaire décrit ci-dessus).

ATTENTION :

• Lire complètement les instructions de mise à jour avant de commencer la procédure.

• Ne pas commencer la procédure avant d'avoir bien compris chaque étape de celle-ci.

• Ne sauter aucune étape de la procédure.

1 - télécharger l'archive .zip du firmware souhaité, puis la décompresser (On obtient un fichier toujours nommé FWTLCAM.bin). Copier ce fichier à la racine de la carte SD de la Möbius (celle qui s'ouvre en tant que disque externe lorsque la caméra est connectée à l'ordinateur). Cette opération peut s'effectuer directement sur la carte SD de la Möbius, ou sur une carte SD externe via un lecteur de cartes. Ne jamais renommer le fichier, si vous le faisiez, la caméra n'installerait pas le firmware ! (nota : le fichier de flashage n'est copié qu'à titre temporaire sur la carte SD et est automatiquement effacé après la mise à jour du firmware).

2 - Déconnecter la caméra et l'éteindre.

3 - Insérer la carte SD contenant le firmware dans la caméra (si la carte n'est pas déjà présente dans la caméra).

4 - Appuyer sur le bouton de mise en marche jusqu'à ce que la LED bleue s'allume et clignote. Relâcher le bouton dès que la LED bleue clignote, sinon vous éteindriez la caméra avant que le processus de flashage soit terminé. N'appuyer sur aucun bouton tant que le processus se déroule (environ 20 secondes).

5 - La LED bleue continue à clignoter tant que le processus se déroule, ce qui confirme l'installation.

6 - Lorsque l'installation du firmware est terminée, la LED bleue s'éteint et est remplacée au bout de 2 secondes par la LED jaune fixe, ce qui indique que le fichier de flashage a été supprimé de la carte SD.

7 - C'est fait ! Votre caméra est de nouveau prête à l'emploi.

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 09:16

S'il y a une chose que la réalisation et les essais du "H" Quad m'ont apprise, c'est que les multicoptères, et principalement les cartes de stabilisation, n'aiment pas, mais alors pas du tout, les vibrations de quelque origine qu'elles soient.

Avec les aéronefs "classiques" (avions, motoplaneurs,...) on ne s'y attache pas trop (ce qui est une erreur !) et on se contente souvent de monter l'hélice sur l'axe moteur sans autre forme de procès en se disant que l'hélice est équilibrée de fabrication. On ne peut se contenter de telles approximations avec les multicoptères. Mes tout premiers essais, que ce soit avec la carte I86 ou avec la KK 2.0, m'ont laissé complètement pantois : le "H" Quad sensé être parfaitement stable grâce à ces cartes partait dans tous les sens, même après de multiples et longues séances de réglages. Bon, d'accord, je découvrais le pilotage de ces engins, mais j'avais le sentiment de m'être fait arnaquer quelque part !

En recherchant les causes de ces comportements erratiques et après avoir visionné les vidéos de la keycam embarquée (pourries d'effet "jello"), je me suis tourné vers la piste d'un excès de vibrations en partant de l'hypothèse suivante : les cartes de régulation intègrent des gyroscopes et des accéléromètres dont elles analysent les données pour corriger tel ou tel défaut d'assiette. Pas de problèmes tant que les variations analysées ne sont pas trop rapprochées dans le temps, mais si la carte est soumise à des variations très rapprochées (cas des vibrations qui se produisent à des fréquences relativement élevées et qui en plus peuvent se conjuguer) et même si les capacités de calcul du microprocesseur sont importantes, celui-ci n'arrive plus à tout suivre en temps réel et il "devient fou".

Conclusion : la chasse aux vibrations est ouverte.

Commençons par rechercher les causes. Facile : les éléments tournants, moteurs et hélices. Pour les moteurs, pas grand chose à faire avec des moyens d'amateur : un contrôle moteur tournant sans hélice à différents régimes nous permet de voir si un moteur présente un défaut ou non. Contrôle à effectuer après chaque crash, car il permet de vérifier si un axe est tordu ou non. Les puristes conseillent d'équilibrer les moteurs. Pas facile si l'on ne dispose pas de matériel de mesure professionnel. Donc nous nous contenterons de choix (moteurs de qualité), de contrôle et de tri des moteurs (élimination systématique des moteurs "pourris"). Pour les hélices, c'est plus facile : choix d'hélices plutôt rigides (les hélices nylon sont souvent trop souples et tournent comme des patates, avec un bémol : plus elles sont petites, moins elles sont souples et j'ai un jeu d'hélices nylon 8x3 qui me donne totalement satisfaction), équilibrage soigné obligatoire (voir l'article ci-dessous), montage soigné sur l'axe moteur et essais dynamiques de l'ensemble moteur-hélice (moteur par moteur !).

Nos moyens n'étant que ce qu'ils sont, des vibrations parasites subsistent. Il n'est donc pas inutile de chercher à en éliminer les effets en montant la carte de régulation (mais aussi la caméra) sur un support capable de les filtrer au mieux. Ma solution consiste à utiliser le procédé classique du silent-block :

La chasse aux vibrations est ouverte !

Petit problème : il est assez difficile pour un modéliste isolé de trouver des silent-blocks de petites dimensions.

Qu'à cela ne tienne ! Fabriquons-les ! Quelques chutes de mousses de densités diverses (emballage de la KK 2.0, néoprène de combinaison de plongée (ah, oui, ça prend l'eau après ! tant pis !), bulgomme,...), quelques outils de base peu onéreux, et le tour est joué.

La chasse aux vibrations est ouverte !

La pince emporte-pièces coûte deux francs six sous au bricotruc du coin (3,75€ dans mon cas) et l'emporte-pièces à frapper est fabriqué avec un bout de tube acier de Ø int. 8mm meulé et affûté. Veiller à faire un trou intérieur au Ø 2,5mm, cela permet de serrer un petit peu sur la vis et cela facilite le montage.

La chasse aux vibrations est ouverte !

Résultat : quasi absence de vibrations au niveau de la carte de régulation et de la caméra, le quadricoptère est maintenant d'une stabilité étonnante (mais le pilote a encore des progrès à faire, même s'il arrive à le poser sur une table de 60 x 40 cm) et les vidéos (voir celle-ci) sont dénuées d'effet "jello".

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1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 18:02

À force de subir des nombreuses avanies sur des aéronefs variés, nos vénérables Keycams commencent à fatiguer et quoi qu'on en dise, elles montrent rapidement leurs limites, surtout si on les compare avec des modèles plus récents (mais aussi beaucoup plus coûteux). Autant dire que nous attendions depuis quelque temps une alternative bon marché aux caméras de type GoPro.

La Mobius Action Cam est alors arrivée, et après avoir consulté plusieurs avis sur Internet (le blog de Geeby22, l'excellent essai de Fred dans Hélico Micro, ...), j'ai passé commande sur E-Bay pour la modique somme de 69 $ ( soit environ 53 €), port compris.

Livraison moins de 3 semaines après, ce qui m'a laissé le temps de télécharger la notice originale puis de la traduire et de la publier en français.

La Mobius est livrée dans une pochette à bulles avec divers accessoires :

La Mobius Action Cam

Le colis est assez complet, puisque la Mobius est livrée avec sa connectique USB et audio-vidéo (ce qui permet de la brancher sur un émetteur FPV), un support très pratique, et une petite clé 6 pans mâle de 1 mm qui permet de desserrer la minuscule vis qui bloque l'objectif afin, soit de procéder à son réglage, ou à son échange.

Tout de suite, passage à l'atelier pour procéder à deux petites modifications qui me semblent indispensables : l'ajout d'un cordon pour éviter de perdre le cache d'objectif, et l'installation d'un petit cabochon permettant de mieux visualiser les informations fournies par la (minuscule) LED (modification suggérée par Roro33 sur le forum du site modélisme.com). ATTENTION ! Cette dernière modification impose un démontage complet du boîtier et de la carte électronique fixée par des vis microscopiques. Doigts d'éléphants s'abstenir !

La Mobius Action Cam

Après une configuration rapide en reliant la Mobius au PC puis une fixation ultra simple sur le "H" Quad (à l'adhésif double face sur un bloc de styrodur qui traînait dans l'atelier), premiers essais en vol dans le jardin. Des photos en time lapse pour commencer, puis une séquence vidéo en HD (1920x1080p). La Mobius a volontairement été mise dans des conditions variées (passage de l'ombre à la lumière, contre-jour,...) afin de tester ses capacités à gérer celles-ci.

Pour juger des qualités de la Mobius, régler la vidéo en Full HD :

Premier bilan : Le résultat est plus que correct et la Mobius confirme tout le bien qui en a été dit. Les photos en time-lapse (intervalles de 2 secondes) sont très satisfaisantes et la vidéo est de bonne qualité. De nouveaux tests permettront d'affiner cette opinion, mais d'ores et déjà on peut dire que les résultats peuvent se comparer avec ceux de la GoPro, le rapport qualité-prix étant très en faveur de la Mobius.

Autre motif de satisfaction : malgré le montage "à l'arrache" sur le "H" Quad, on note peu d'effet "jello". Il faut dire que les sources de vibrations (équilibrage des hélices et des moteurs en particulier) ont été traquées et réduites à leur minimum.

À suivre...

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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 17:58

Exposé du problème :

L'usage des multicoptères a mis en évidence une relative inadaptation des contrôleurs brushless (encore désignés sous l'acronyme ESC pour Electronic Speed Control).

En effet, ceux-ci ont été conçus au départ pour assurer un démarrage et des variations de régimes le plus doux possibles aux moteurs de nos aéromodèles "classiques" (avions, motoplaneurs, hélicoptères,...). Il en résulte un fonctionnement à une fréquence assez basse et surtout une rampe de résolution de 25 à 40 pas (soit, de fait, 25 à 40 régimes de moteur différents) ce qui engendre une variation exponentielle du régime moteur apparent .

Pour  les multicoptères, pilotés par un module de stabilisation, on recherche justement le contraire : un temps de réaction très bref aux ordres du module de stabilisation qui adresse des salves de commandes aux ESC, ainsi qu'une courbe d'accélération-décélération qui soit la plus linéaire possible.

Comment adapter un ESC à un usage sur multicoptère ?

La plupart des ESC commercialisés actuellement  sont architecturés autour d'un microprocesseur Atmega de chez ATMEL dont le fonctionnement est assuré via un logiciel spécifique (le "firmware").

D'où l'idée d'une petite communauté réunie autour de Simon KIRBY (SimonK), un informaticien de talent, de réécrire un nouveau firmware permettant au microprocesseur de fonctionner pour satisfaire les besoins évoqués ci-dessus.

Des firmwares adaptés à la majorité des ESC fonctionnant avec des microprocesseurs Atmega sont disponibles sur Internet, et le flashage  (remplacement du logiciel interne), jusqu'à il ya peu assez délicat, est maintenant à la portée de tous grâce à la commercialisation de petits accessoires spécifiques et peu onéreux.

J'ai rédigé un petit tutoriel, testé et re-testé, qui doit permettre à tous de mener à bien cette opération, moyennant un peu de soin et d'attention.

Il est disponible ici.

Si vous voulez avoir une idée de la différence de fonctionnement, celle-ci est parfaitement illustrée par la petite vidéo disponible à cette adresse .

Bon flashage et bons vols !

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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 13:24

Nous l'avons vu, équilibrer les hélices de nos aéromodèles est indispensable si l'on veut en tirer le meilleur profit.

Comment procéder ? La réponse en vidéo :

Au travail !

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 17:45

La pratique (récente) du multicoptère m'a convaincu que l'équilibrage des hélices est une opération plus que souhaitable si l'on désire réduire au maximum les vibrations destructrices de celles-ci. Le vol sera plus aisé, les moteurs souffriront moins, ainsi que l'ensemble de la structure. D'autre part, si l'on désire équiper son aéromodèle d'une caméra ou d'un système FPV (*), on réduira dans des proportions non négligeables l'effet "jello" qui strie les vidéos.

Cet équilibrage (que jusqu'ici je pratiquais peu avec mes avions et motoplaneurs équipés d'hélices de qualité) s'avère indispensable avec les hélices "chinoises" basiques qui tournent vraiment comme des patates.

Comment fabriquer à moindre coût un équilibreur convenable ?

Rien de plus simple. Il vous suffit d'un étau (présent dans tous les ateliers), d'un diabolo (1.50 €) et de deux aimants (pour ma part, je les ai récupérés sur des loqueteaux magnétiques provenant de meubles usagés, mais on peut en trouver un peu partout : vieux disques durs, aimants de bureau, ...).

Pour le montage, la photo ci-dessous est explicite :

equilmagn.JPG

Les deux aimants sont "collés" contre les mors de l'étau qui sont écartés d'une distance à peine supérieure à la longueur de l'axe du diabolo. L'axe a été fixé dans le mandrin d'une perceuse et les extrémités ont été retravaillées à l'aide d'une lime pour obtenir un cône le plus pointu possible. Les riches pourront utiliser un tour à métaux pour obtenir un résultat plus précis, mais avec un peu de soin, la méthode ci-dessus fonctionne.

L'hélice est montée sur le diabolo, puis l'axe de celui-ci est placé entre les deux aimants. Il se "colle " à une extrémité, l'autre restant libre. On a ainsi réduit à leur minimum les frottements qui pourraient être nuisibles à un bon équilibrage, ce que l'on peut vérifier facilement car l'hélice pivote sans impulsion.

Ce genre de dispositif n'est pas nouveau et est vendu (parfois cher) dans le commerce sous le nom d' "équilibreur magnétique".

Dans un prochain article, nous verrons deux méthodes pour équillibrer ses hélices.

(*) Si vous pratiquez le FPV (ou "vol en immersion"), veillez à rester dans le cadre de la loi :

 

J.O. du 10 mai 2012

Arrêté du 11 avril 2012 relatif à la conception des aéronefs civils qui circulent sans aucune personne à bord, aux conditions de leur emploi et sur les capacités requises des personnes qui les utilisent

NOR : DEVA1206042A

...

Art. 8. −Exigences applicables pour la mise en œuvre des aéromodèles.

1. Un aéromodèle ne peut circuler qu’en vue directe de son télépilote.

2. Toutefois, la circulation d’un aéromodèle mis en œuvre par une personne qui visualise les images prises à bord de l’aéromodèle et les utilise comme moyen de navigation (1) de l’aéromodèle n’est autorisée que si une autre personne est le télépilote de l’aéronef et est capable de commander la trajectoire de l’aéromodèle à tout instant au travers d’un dispositif de double commande et que l’aéromodèle reste à tout moment en vue directe de ce télépilote afin qu’il assure la conformité aux règles de l’air.

(1) Ce type de pratique est communément appelé « vol en immersion ».

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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 17:31

Mercredi. Magnifique temps de printemps. Une belle occasion d'aller sur le terrain pour peaufiner mon pilotage du "H" Quad.

14h00. Seul sur le terrain d'aéromodélisme. À côté, les copains du vol à voile mettent en piste. Au dessus les pilotes d'Epsilon de Cognac, en fin de cycle, se livrent à un "dogfight" des plus bruyants, puis nous gratifient d'un passage bas en formation avant de nous saluer et d'aller chasser ailleurs.

14h15. Le "H" Quad enchaîne translations et stationnaires et je note mentalement les observations sur son comportement de manière à affiner les réglages après la fin du vol.

14h30. Après quelques légères modifications (gain de roulis, progressivité de la manette de gaz) et changement du pack d'accus (ben oui, un pack de 2200 mAh tient environ 8 minutes ce qui est déjà pas mal vu la charge de l'engin), c'est reparti pour un deuxième vol. Montée bien rectiligne sans dandinement, translation à vitesse modérée. Ça vient ! Le couple "H" Quad - pilote commence à fonctionner.

Une voiture s'approche puis s'arrête. Claquement de portières. Je ne me retourne pas, attentif à mon pilotage car je sais trop bien que tout moment d'inattention risque de provoquer le pire. Je continue mes évolutions pendant que quelqu'un s'affaire à quelques mètres derrière moi. Un autre modéliste, probablement.

Subitement, alors que le "H" Quad effectue un stationnaire correct à une dizaine de mètres de hauteur, le voilà qui se désaxe complètement, devient incontrôlable et se vomit piteusement dans l'herbe alors que derrière moi la série de bips caractéristique de la mise sous tension d'un contrôleur se fait entendre.

Aargh ! Pas besoin de dessin : le sauvage qui vient d'arriver a allumé son émetteur sans vergogne, puis a branché la batterie de son hélico tout neuf.

On se calme. La colère est toujours mauvaise conseillère ! Je ramasse mon petit fagot de bois et d'électronique et me dirige vers le loustic qui, affairé près de son hélico, n'a même pas daigné lever les yeux sur ma mésaventure.

Je l'interpelle malgré tout vertement en lui demandant quelle est la fréquence de son émetteur.

- "Quoâ? De quoi que vous me causez ? Chais pas ! Tout le monde est en 2,4 maintenant, c'est le marchand qui m'l'a dit et aussi que j'aurais pas de soucis avec ma radio !" (*)

- "Ouiche! Et le président du club, il t'a pas dit que quand on arrivait sur le terrain, on commençait par regarder autour de soi, et que si quelqu'un était en vol, on attendait que son modèle soit au sol pour le saluer, puis qu'on lui demandait sur quelle fréquence il évolue ? " 

- " Qué clube ? C'est un terrain d'aviation, non ? C'est pour tout le monde, non ?"

- "Et ça, c'est quoi ?" IMG720_2.jpg

- "Bof ! Si on s'occupe de tout maintenant, on n'aura plus le droit de rien faire !"

Devant tant de bêtise, j'ai capitulé, et j'ai rangé mon matériel avant de quitter les lieux.

Plusieurs réflexions me viennent à la suite de cet incident :

- Les dégâts de l'individualisme sont innombrables, et le plus patent concerne les incivilités (car c'en est bien une qui est à l'origine de ma mésaventure, laquelle tous comptes faits se solde a minima car le "H" Quad aurait tout aussi bien pu finir sa course dans le pare-brise d'une voiture circulant sur la route proche) ;

- Je hais les marchands qui vendent des modèles réduits comme de vulgaires paquets de lessive, sans explications ni recommandations, avant tout soucieux de fourguer la radio qui leur reste sur l'étagère (pas de pot pour moi, c'était une 41 !) ;

- Les fédérations comme les clubs font généralement du bon boulot en éduquant leurs membres du mieux qu'ils peuvent, mais comment toucher les individualistes encouragés par les marchands dans leur démarche "Tous les sports que je veux, où je veux, quand je veux" ?

Quant au "H" Quad, il n'est pas mort pour autant : un bras est cassé, le train est tordu, mais tout fonctionne. Une bonne heure de travail et il pourra repartir.

(*) Ceci n'est pas une transcription exacte de notre dialogue. Disons qu'il est un peu "littérarisé", car dans les faits, tout y était un peu plus cru.

 

 

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 11:12

Lorsque le module de stabilisation KK 2.0 est monté sur le châssis, il faut le relier au récepteur puis, en suivant les consignes de la notice en français, procéder à son installation (chapitre C "Première installation").

Bonne surprise au cours de cette installation : ma radio Futaba 6 EXA qui ne fonctionnait pas avec la carte I86 est reconnue d'emblée au cours du "receiver test". J'en profite pour utiliser la voie "Aux" pour pouvoir activer/désactiver le mode "Autolevel" à la demande.

La configuration du type de multicoptère n'est qu'une formalité tant les informations qui s'affichent sur l'écran LCD sont pertinentes. Il en est de même pour la calibration des capteurs ("Sensor calibration").

Pour les premiers essais, je choisis de ne pas toucher aux réglages des valeurs des gains (accessibles via le menu "PI Editor"), quitte à les modifier dans un second temps.

Les contrôleurs ESC déjà programmés avec la carte I86 n'ont pas bougé et sont reconnus et leur calibration s'effectue sans souci particulier.

Dans le menu "Misc. settings", je règle le "Height dampening" (conservateur de hauteur) selon les valeurs recommandées ainsi que  la valeur de tension basse à 10,00V (pour un pack LiPo 3S). Cette valeur peut se régler par sauts de 0,5V. Je ne touche à aucun autre réglage.

Le module est verrouillé par défaut pour éviter tout démarrage intempestif des moteurs  (le démarrage du "hachoir volant" comme le dit si bien Kaptein Kuk le créateur du module). Pour le déverrouiller on met du pied à fond à droite (manche de gauche). Pour verrouiller, une fois le multicoptère posé et les moteurs arrêtés, on met du pied à fond à gauche. Simple, fiable et efficace.

À la première sollicitation, les moteurs démarrent, avec toutefois un léger retard pour le moteur n°3. Il semblerait que cela n'engendre pas de difficulté particulière.

En route pour le terrain.

Pour les premiers essais, la keycam (ancienne version) est montée tantôt sur la casquette, tantôt sur le "H" Quad.

Le vent est bien assez fort (10 kts, rafales à 15/20 kts), mais cela permettra de tester l'efficacité de l'autolevel.

Voici une petite vidéo qui résume ces essais :

 

Ça ne se passe pas mal du tout, mais le pilote a besoin de s'aguerrir ! Le pilotage est très différent de celui des motoplaneurs et des avions auxquels je suis habitué. En gros, il faut tout reprendre à zéro et piloter en permanence "trois axes".

Quelques conclusions intéressantes suite à ces essais, mais globalement, et avec les réglages de base de la carte, tout fonctionne plutôt bien.

Le seul bug est venu du pilote qui, au dernier vol et après une bonne demi-heure d'essais, en voulant tenter une approche "glissée", a oublié qu'il ne pilotait pas un motoplaneur et a coupé les gaz au moment de "l'arrondi" (notion qui manifestement n'existe pas pour les multicoptères, lesquels ne bénéficient pas de l'effet de sol). Résultat : cheval de bois un peu violent et platine supérieure cassée. Rien de bien grave, la réalisation et le montage d'une nouvelle platine ne doivent demander qu'une petite demi-heure. Demain ça vole ! 

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 09:41

Un peu atypique cette demande d'intervention venant d'une école du département : les enfants d'une classe, intéressés et intrigués par les manœuvres d'engins sur un chantier proche, veulent savoir comment on peut monter à grande hauteur des charges très lourdes.

A priori, rien de très difficile à expliquer. On sait faire cela depuis l'Antiquité. Là où les choses se corsent, c'est quand j'apprends que les enfants sont dans une classe de GS -CP ! Ça devient un vrai défi !

Après une bonne séance de préparation avec l'enseignant en charge de la classe, nous décidons de travailler par expérimentations successives, et comme les enfants ne maîtrisent pas encore les instruments de mesure (en plus, mesurer des forces !) nous ne ferons intervenir que des comparaisons de ressentis, même approximatifs. Nous sommes, malgré le - très - jeune âge des enfants, dans une démarche scientifique.

TOUS les enfants effectueront TOUTES les expériences.

Les résultats seront notés sur des schémas dessinés par l'intervenant au fur et à mesure de l'avancement de la séance.

Nous disposons d'une charge "lourde" (un sac de terreau de 50 litres <> 15 kg). Avantage du sac de terreau : il est assez lourd, mais aussi assez mou pour ne pas risquer de blesser les enfants. Le sac est sanglé de manière à offrir une bonne préhension.

D'autre part, le gros arbre situé dans un coin de la cour de récréation fournira un point d'accrochage sûr.

Première expérience :

Après les recommandations d'usage sur la "bonne" position à adopter pour soulever une charge élevée (jambes fléchies, dos droit, bras tendus), les enfants essaient de soulever le sac. Les constatations ci-dessous :

gut2.JPG gut6.jpg

 

Deuxième expérience :

Un certain nombre d'accessoires est présenté aux enfants qui peuvent les utiliser pour les aider à soulever la charge.

gut1

Peu connaissent la poulie. Une brève démonstration suffit à leur faire comprendre qu'elle peut servir à modifier le sens de traction. Essais et conclusions :

gut7.jpg

 

Troisième expérience :

Et avec deux poulies ? Essais et conclusions :

gut3 gut8.jpg

 

Quatrième expérience :

Il a été plus facile de soulever le sac en utilisant deux poulies. Et si on en utilisait quatre ?

gut9.jpg

 

Cinquième expérience :

Dans la quatrième expérience, la corde et les poulies se mélangent un peu et l'on n'obtient pas le meilleur rendement. Essayons d'utiliser des moufles (nom masculin : ensemble de deux ou plusieurs poulies assemblées par une même chape). Un ensemble de deux moufles s'appelle un palan. Constatations :

gut5.JPG gut10.jpg

 

      Nul besoin donc d'aborder des notions théoriques chères à la mécanique (notions de masse, de force,...) ni de système de mesure de toutes façons hors de portée de jeunes enfants (*). Tous ont bien ressenti les effets de l'utilisation des poulies comme système de démultiplication et c'est là l'essentiel.

(*) Les fellahs égyptiens qui devaient réaliser des édifices colossaux ne se préoccupaient pas non plus de ces notions. Seuls les scientifiques de l'époque ont pu théoriser ces dispositifs.

 

 

 

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